Société
Petites idées pour prendre soin de sa beauté
27 février 2012J’avais envie de parler soins de beauté. Alors bien sûr, je ne me pose pas en experte beauté pour cette chronique qui n’est d’ailleurs pas d’une rigueur scientifique. Je ne m’intéresse que peu aux cosmétiques et je ne prétends pas tout savoir des « trucs » naturels pour prendre soin de soi. Cet article se veut simplement quelques pistes d’une personne ordinaire qui pense que l’on peut se faire belle tout en se respectant, en respectant les autres et l’environnement.
S’accepter tel que l’on est
C’est facile à dire et d’une banalité rare. Toutefois, cela reste pour moi un des piliers de la beauté, parce qu’à se vouloir autre, souvent on s’abîme. Je ne ferai pas de psychologie de comptoir à tenter d’expliquer comment ne pas s’accepter nous blesse intérieurement, à quel point se sentir beau rend beau, bien que je trouve cela terriblement vrai. Je vais plus simplement vous exposer d’un point de vue très pratique des exemples de conséquences lorsque l’on n’accepte pas son physique.
Je n’accepte pas la nature de mes cheveux : je peux les lisser à coup de fer ou de brushing, faire des permanentes, les (dé)colorer avec des produits agressifs, les arranger avec d’autres produits agressifs, etc.
Je n’accepte pas la couleur de ma peau : je peux l’exposer plus que de nécessaire au soleil et même utiliser des cabines d’UV, je peux la blanchir ou au contraire la colorer avec des produits agressifs, la recouvrir de fond de teint tous les jours, etc.
Je n’accepte pas les formes de mon corps : je peux tenter des régimes amaigrissants inadaptés, je peux porter des vêtements qui me laissent à peine respirer, je peux remodeler mon corps à l’aide de chirurgie ou de produits agressifs, etc.
Je ne dis pas que ces idées sont toutes bonnes à jeter pour tout le monde, je ne suis pas ici pour les juger, elles peuvent même à l’occasion sûrement dépanner plus d’une personne. Mais la plupart d’entre elles sont au mieux contraignantes au pire dangereuses pour la santé et pourrait être évitées d’une manière ultra simple : accepter son corps avec bienveillance.
En faire le moins possible
Quoi, encore un conseil à la noix ?!? Je vous assure que ce conseil vaut de l’or. Croyez-vous vraiment que nos cheveux aient besoin de shampoings + masques + après-shampoings + soins, le tout à base de pétrole et ce hebdomadairement ?
Il est clair pour moi qu’une fois que l’on est entré dans le cercle vicieux du produit agressif fragilisant la peau ou les cheveux qui ont alors besoin de soins pour retrouver la forme, ces derniers ne ramenant pas l’équilibre naturel mais colmatant seulement les petits bobos amenant eux-même à d’autres soins, on n’en fini plus !
Laissez votre corps le plus tranquille possible, soutenez-le simplement avec une bonne hygiène de vie et des produits tous doux et adaptés, vous verrez qu’ils vous le rendra bien.
Adopter une bonne hygiène de vie
Il est vrai qu’il parait plus facile de mettre un produit sur des boutons, plutôt que de prendre soin de soi au quotidien afin d’avoir le moins de boutons possibles. Pourtant une hygiène de vie positive pour son corps n’est pas si difficile à instituer et peut vraiment rendre la vie plus agréable.
Les carences nutritionnelles jouent un rôle essentiel dans notre santé mais également dans notre « capital beauté ». L’équilibre de notre corps dépend beaucoup de nos apports, donc notre teint, nos ongles, la beauté de nos cheveux et de notre peau y sont très sensibles. De même, ce que l’on mange aura très vite un impact perceptible à travers notre haleine et notre transpiration. C’est pourquoi faire le plein de vitamines et minéraux tous les jours avec une alimentation variée mettant en avant les fruits et légumes me parait indispensable.
Il y a des facteurs que l’on peut difficilement contrôler, comme la pollution extérieure, mais cela n’empêche pas de faire attention à ce que l’on peut facilement adapter pour son bien. Bien dormir et éviter les sources de stress semblent des évidences mais le tout est de vraiment mettre en pratique ces petites choses.
Opter pour des produits éthiques plus respectueux
En plus de contenir des ingrédients potentiellement dangereux pour notre santé, la majorité des produits cosmétiques contiennent des polluants et sont testés sur les animaux. Pour se laver, prendre soin de son corps, se faire belle ou beau, il existe des alternatives plus respectueuses.
Pour en savoir plus sur les labels des cosmétiques bio, je vous invite à lire cet article sur le site Mademoiselle Bio qui les énumère et explique leurs garanties. Le label One Voice qui a beaucoup évolué récemment garantie « des produits qui non seulement respectent et préservent la vie animale mais aussi la planète et donc la vie humaine. » Tous les produits qu’ils répertorient contiennent des ingrédients issus de l’agriculture biologique, non testés sur les animaux et ne renferment pas de produits animaux.
Avoir quelques recettes « sous le coude »
Personnellement, j’aime de plus en plus aller au plus simple. Respecter autant mon corps que l’environnement a beaucoup d’importance pour moi, de plus, ce genre de produits est très économique.
Ainsi, je suis fan d’argiles, d’huiles végétales variées, de beurre karité, de gel d’aloé vera, d’hydrolats (surtout l’eau de rose), de vinaigre… Ces produits de base me suffisent, mais je connais aussi quelques recettes hyper faciles !
- Liniment :
- Shampoing douche :
- Gommage :
Connaître de bonnes adresses
Une experte en plantes :
Floridiane : la santé et la beauté par les plantes c’est son dada !
Des expertes en beauté vegan :
Quelques expertes en fait maison :
By Reo, Emilie Cosmeto, Caly Beauty.
Des fournisseurs de produits biologiques et (majoritairement) vegan :
Aroma Zone, Vegan Mania, Lush.
Et pour des pistes vers une consommation plus éthique dans tous les domaines de la vie, consultez mon Guide Ethique !
Profiter de l’été en ville
12 juillet 2010Ca y est l’été est bien installé avec son beau temps, ses fruits à profusion et les vacances qui lui sont généralement associées. C’est le moment où les campagnes se remplissent, on y profite de la nature, de la (parfois relative) tranquillité et du soleil.
Côté ville, les rues sont désertées, l’atmosphère est calme, il ne reste plus que ceux… qui restent. Si vous faites parti de cette dernière catégorie, pas de panique, vous apprendrez que l’été est en fait le meilleur moment pour profiter de la ville! L’ambiance y est détendue, on peut enfin s’y décontracter, se balader, on y entend même le chant des oiseaux, enfin, quand on assiste pas à un chouette concert gratuit.
Pas convaincus? Alors je vous suggère de bonnes pistes et idées pour vous donner envie de profiter pleinement de la belle saison. En cliquant sur les différents liens en fin d’article, vous vous verrez également proposés les bons plans et les activités gratuites d’une dizaine des villes de France les plus peuplées et de quelques grandes villes francophones pour cet été.
Objectif, on (re)découvre sa ville, on se prend pour un touriste, on déambule dans les rues que l’on avait délaissées, on prend des photos, on flâne, on se fait plaisir et on profite des activités en plein air et événements gratuits (ou peu chers) qui fleurissent l’été!
Au programme :
- feuilletage de guides : de nombreuses communes et régions éditent de petits magazines spécial été généralement disponibles en ligne, incontournables trésors de bonnes idées, ils reprennent l’agenda de la période estivale et grouillent de bons plans, les cartes et guides touristiques sont parfois bons à prendre également
- promenades : prenez le temps de harpenter les rues en marchant, perdez-vous dans les quartiers que vous connaissez mal ou dans les parcs, les villes proposent souvent des balades à thèmes pour découvrir l’étendue de la variété de leurs richesses
- déplacements à vélo : faites voler vos cheveux au vent sur votre bécanne sans moteur de jour comme de nuit, de nombreuses villes proposent des abonnements abordables qui permettent d’emprunter gratuitement des vélos
- redécouvertes des rues et monuments : un appareil photo ou un carnet à dessin à la main observez attentivement les bâtiments que vous croisez tous les jours, percevez les petits détails qui vous ont jusque-là échappé, laissez-vous impregnez par l’essence de la ville
- espaces verts : savourez de bons piques-nique qui s’éternisent, piquez un somme, observez les arbres, les plantes en écourant le chant des oiseaux, guettez les petits animaux maîtres des lieux, promenez-vous encore et encore et profitez des nombreuses activités au vert proposées
- littérature : déambulations en bibliothèque, lieu calme et feutré par excellence véritable havre de paix dans la chaleur de l’été, de plus, elles proposent souvent des animations et ateliers autour de la lecture et de l’écriture, si vous préférez, bouquinez tranquillement à l’extérieur dans un endroit ombragé
- cinéma : allouez-vous le plaisir de voir de jolis films en plein air, de nombreuses villes proposent des scéances gratuites sous les étoiles, n’oubliez pas de vous couvrir pour pouvoir profiter agréablement de la légère brise pendant la projection nocturne
- animations et concerts : les villes et les associations proposent de nombreuses animations et concerts gratuits tout au long de l’été, c’est l’occasion rêvée de voir de talentueux petits groupes, de découvrir des nouveautés, d’écouter des styles différents, les cafés proposent aussi régulièrement des animations, et des musiciens s’improvisent régulièrement des scènes sur un coin de rue, n’hésitez pas à vous laissez guider par la musique
- activités culturelles et artistiques : selon les villes jouissez de cours et spectacles de danse, d’arts martiaux ou de diverses disciplines, d’ateliers artistiques variés, enrichissez votre culture au fil de l’été au travers d’expositions et pièces pour tous les goûts, profitez également des exhibitions imprévues, jongleries variées, théâtre de rue et autres vous enchanteront
- sport : lorsque la chaleur n’est pas trop étouffante, principalement le matin ou en début de soirée, profitez des parcs, des installations sportives en plein air et des parcours de santé pour vous défouler vivement
- baignade : nagez en piscine, batiffolez dans différents points d’eau, ou bénéficiez du sable et de la mer lorsque la côte n’est pas loin
- vadrouille sur les marchés : imprégnez-vous de cette ambiance haute en couleur, dévorez des yeux fruits, légumes, préparations culinaires, vêtements, décoration, objets d’occasion et autres, humez l’odeur melée de toutes ces bonnes choses, essayez ou goûtez les produits dès que l’occasion se présente, discutez avec les vendeurs et les badaux et offrez-vous de petites choses si vous en avez très envie
- rencontres : le soleil jouant sur les humeur, les sourires se font plus fréquents, les activités en extérieures étant privilégiées les contacts se font plus facilement, profitez-en pour faire la connaissance de vos voisins, de vos compagnons d’activité, des gens sympatiques croisés dans la rue
- home sweet home : en cas de grosse chaleur fermez les volets ou rideaux chez vous pour ne les rouvrir que le soir pour laisser entrer la fraîcheur par les fenêtres grandes ouvertes, en attendant, votre habitation se transforme en un lieu intime et cotonneux inspirant, préparez-vous de délicieux smoothies, faites une orgie de fruits et légumes crus, prenez soin de vous, accordez -vous une douche fraîche, bullez ou laissez-vous animer par la fantaisie de l’été, prenez le temps de faire toutes ces petites choses qui vous font envie mais que vous remettez à demain depuis des mois, en cette saison les jours tellement sont longs
- …
Toutes ces idées de distraction sont complètements gratuites ou s’ouvrent à vous pour seulement quelques sous. Alors qui est partant?
Retrouvez les bons plans ville par ville :
Paris
Marseille
Lyon
Toulouse
Nice
Nantes
Strasbourg
Montpellier
Bordeaux
Lille
Rennes
Bruxelles
Genève
Montréal
***
Entre nous :
Et vous quelles sont VOS bonnes idées pour l’été?
N’hésitez pas à partager vos bons plans en ville comme à la campagne!
Le Coût du Travail
28 juin 2010Tout a commencé par une offre anodine, l’entreprise qui m’emploie me proposant de faire quelques heures en plus. Une supérieure en a profité pour placer que je travaillais « très bien », que de positives nouvelles donc.
Face à cette offre, j’ai bien réfléchi, pesé le pour et le contre, et j’ai décidé de décliner la proposition. J’ai dit NON gentiment mais fermement, en veillant à m’expliquer clairement de façon diplomatique. Mais voilà, ça n’a pas plu, apparemment la seule réponse possible et attendue était un « oui, très bien » peut-être même suivi d’un grand « merci ». Moi qui pensais avoir le choix, je me trompais.
Plus tard, je suis restée très calme et souriante alors qu’un monsieur haut placé de l’entreprise (qui ne m’a pas été présenté clairement) ne me parlait pas très bien au téléphone. Oublié le fait que je travaille « très bien », envolés la sympathie et les ronds de jambe, l’heure était visiblement à l’agressivité gratuite et à la communication du stress.
Au cours de la conversation, cet homme confronté à mon refus obstiné a tenté de me convaincre par tous les moyens et surtout par des arguments défiant toute logique et cohérence d’accepter ces heures en plus. Ce charmant monsieur m’a également appris avec fierté qu’il travaillait 50h par semaine depuis 20 ans. Je l’ai informé du fait que j’avais justement travaillé 50h par semaine un moment avant de réaliser que ça n’était vraiment pas bon pour moi, il a rétorqué que lui n’en était pas mort… Dix minutes de discussions avec lui ont pourtant suffit à me convaincre du contraire. Il a peut-être l’air encore vivant, seulement je l’ai personnellement ressenti vide, vide de sens et de sentiments, vide de cœur, de rêves, vide de respect, de bonheur et d’espoirs.
Maintenant, monde de l’entreprise oblige, j’ai bien conscience de devoir payer un jour ou l’autre mon odieux affront, j’attends donc sagement le retour du bâton. Car si vous avez des supérieurs de ce genre et qu’ils ont un jour l’impression que vous vous opposez à leur toute puissante autorité et que vous n’allez pas dans leur sens, c’est sûr, il vous auront dans le nez. Mais au fond, peu m’importe la « punition » qui m’attends, je m’en fiche, ces absurdités n’ont pas de sens pour moi. Je m’intéresse à un monde bien différent de celui-là, un monde qui nous dépasse, celui du bien-être et de la Nature, ainsi, je me soucie de son équilibre et par là-même du mien, le reste n’a pas grande valeur à mes yeux. Faire ses quelques heures en plus pour quelques Euros de plus aurait été une grave perte de temps et d’énergie pour moi, c’est pour cela que je les ai refusées et je suis à l’aise avec ma décision.
Pour la petite histoire, le monsieur haut placé en question s’est avéré être le patron de l’entreprise et est venu en personne s’excuser auprès de moi quelques jours après l’incident du téléphone. Bien qu’impressionnée par cette démarche, cela n’a en rien changé mon avis sur cette personne, je n’ai vu dans ses yeux que de la confusion, celle d’une personne enfermée dans sa propre prison, victime de l’univers du travail auquel il se lègue corps et âme.
Pour aller plus loin, il me faut exposer ma vision du travail, en effet, pour moi, il s’agit d’un échange de temps et de compétences contre un peu d’argent. Seulement voilà, cet argent gagné à aussi un coût.
Tout d’abord, lorsqu’on travaille, les sommes touchées servent notamment à payer le droit de vivre et de travailler dans notre société : frais de logement et les énergies qui lui sont associées, vêtements appropriés, nourriture de supermarché, assurances en tout genre, taxes et impôts, modes de transport et leurs frais annexes… Pour exemple, alors que j’ai une activité professionnelle, j’ai besoin de plus d’argent que lorsque je voyageais et ne gagnais rien. En effet, en voyage, je dépensais beaucoup moins. Je cuisinais beaucoup, cueillais des fruits et plantes sauvages, changeais peu de vêtements, me lavais dans les rivières, vivais dans un véhicule et ne payais donc pas de logement ni les factures associées, je ne payais quasiment pas de taxes car je ne recevais pas de salaire et ne possédais pas grand chose. Mes frais étaient moindres et pourtant mon confort de vie était grand.
Le coup du travail se paie aussi à travers l’absence d’autonomie dans la gestion de son temps. Ainsi, au nom de la bonne marche d’une entreprise, cette dernière rythme nos vies. Alors, vendre des heures de sa vie en échange d’argent… passe, mais ne pas pouvoir décider des moments que l’on a envie d’allouer à cette tâche me rend perplexe.
Pour quelles raisons valides doit-on se lever à sept heures du matin si l’on est du soir, pourquoi rester 7 ou 8h de suite sur notre lieu de travail même si nous avons terminé les tâches qui nous sont confiées, pourquoi manger à 12h35 si notre cycle est différent ? Et que penser des « gracieuses » cinq semaines de congés payés disséminés sur une année et dont les dates doivent être validées par un supérieur ? Elles sont probablement allouées pour que nous ayons tout juste l’opportunité de nous reposer, de nous détendre un peu et aussi pour pouvoir gérer l’organisation que notre société impose (courses, rendez-vous à la banque et aux différentes administrations, que du bonheur en somme) mais que nos vies professionnelles trop actives retardent. Tout cela afin que nous restions productifs, sans toutefois nous laisser le temps de nous sentir libres et heureux, de profiter simplement de la vie telle qu’elle vient et de réfléchir sur nos choix. Ce qui compte vraiment c’est que nous soyons capables de passer de très nombreuses années sur le marché de l’emploi, en effet, j’estime que le terme « vie professionnelle » n’est pas anodin, car finalement c’est la grande majorité de notre vie que nous sacrifions à l’activité professionnelle.
Bien sûr lorsque l’on est travailleur indépendant, la situation est légèrement différente, mais les règles à respecter restent les mêmes et la productivité est toujours la composante qui compte le plus. Au final, l’asservissement au travail reste le même.
Évidemment, je comprends bien comment le monde de l’entreprise fonctionne aujourd’hui et je réalise bien qu’il serait difficile de gérer de cette façon une société dans laquelle chacun ferait ce qu’il veut quand il le souhaite. Mais alors que cela parait utopique, pourquoi ne pourrions-nous pas réinventer totalement ce fonctionnement ? Dans ma vision, nous sommes des moutons bien ordonnés souvent contents de donner notre laine et jusqu’à notre vie pour un système qui ne fonctionne dans aucun but précis sinon celui de fonctionner, et qui n’est donc prévu pour le bien ni de l’environnement, ni des êtres qui le peuplent.
Je réalise que cet avis rencontre énormément d’incompréhension. Pour beaucoup, le travail c’est important, primordial ou obligatoire. Il faut travailler c’est comme ça, avoir un bon travail c’est bien, tu devrais être reconnaissante d’avoir un travail : voilà des idées que de nombreuses personnes comprennent et acceptent aujourd’hui. A l’inverse, décliner du travail, pour bien des gens, ça ne se fait pas, imaginer l’emploi autrement c’est inconcevable. Pourtant, certains ont déjà simplement et librement pris une autre voie que celle proposée… celle de LEUR vie. Car c’est bien cela le problème au fond, le travail a un coût net et définitif : la vie, la notre que nous lui concédons sagement.
Je suis moi-même depuis toujours en recherche d’un chemin alternatif. Après de nombreuses années d’existence orientées vers les voyages, la découverte de la nature et de différentes cultures ainsi que la recherche de soi, aujourd’hui, j’ai choisi de ne pas passer la totalité de ma journée à faire quelque chose d’inutile à mes yeux pour le compte d’une entreprise qui me donne de l’argent en échange. Très peu dépensière, cet argent m’aurait principalement servi à m’acheter des aliments dans un supermarché car, ayant alors peu de temps pour cuisiner, je me serai probablement dirigée vers la nourriture industrielle, comme une grande partie de la population. Cependant, je suis passionnée de cuisine et de diététique, il est donc plus intéressant pour moi de passer une partie de ce temps à prendre du plaisir en m’occupant d’un potager et à cueillir des plantes sauvages afin de subvenir à une grande partie de mon alimentation. Cela me permet d’exprimer mes talents en cuisine en confectionnant de délicieux plats sains avec un engouement certain, pour une dépense moindre au niveau budget. J’y gagne donc sur tous plans, santé, plaisir, équilibre, temps, argent, je n’ai pas grand chose à perdre dans cette alternative si ce n’est l’approbation de la société. C’est pourtant mon choix, et cette démarche ne représente que les premiers pas vers un avenir qui me correspondrait.
Au fond, que penser d’une société dans laquelle je suis mieux considérée en m’enfermant dans un bureau à contrecoeur à taper des chiffres et à attendre que le téléphone sonne ou à prendre des décisions stressantes dont tout le monde se fiche, qu’en décidant de passer du temps à m’améliorer en tant qu’être tout en en faisant profiter les autres, à créer (photographie, cuisine, écriture, artisanat…) et à tenter trouver ma voie afin de m’épanouire et de partager mon bien-être ?
En y réfléchissant, une grande partie des entreprises ne seraient pas regrettées si elles venaient à disparaître. La société actuelle s’en verrait probablement bouleversée, mais le monde dans un sens plus large, lui, ne se porterait que mieux sans elles. Alors pour moi, privilégier ces entreprises, entités sans âme et de peu d’intérêt, par rapport à l’environnement qui est indispensable à toute vie, et par rapport aux êtres vivants, c’est être sacrément assujetti à l’argent et à la « machine » que constitue notre société.
Créer, découvrir, aider, enseigner, protéger sont pour moi des actions de valeurs alors quand mon métier consiste à effectuer ou promouvoir ces actions, j’aime travailler. Mais quand un travail consiste en partie à obliger des employés à travailler contre leur gré, où à pousser la société vers un monde où le bonheur n’existe pour personne, je ne vois pas bien comment l’on peut justifier d’un sens quelconque à ses actions et en tirer de la fierté. Pour qui gagne de l’argent grâce à une passion dont il récolte les fruits, ou à un acte qui lui tient à cœur, alors le travail a une raison d’être, pour tous les autres (et nous sommes nombreux), c’est un abrutissement esclavagiste. Et je rajouterai que quand bien même une personne aime son travail, se focaliser sur cette activité, y accorder trop de temps et d’énergie serait à mon sens une aberration.
En tant que vegan, je m’élève contre l’exploitation animale, c’est à dire contre toute exploitation envers tous les animaux, l’homme y compris. Et pour moi, le travail tel que nous le concevons pour l’instant est purement et simplement un abus à éradiquer.
Alors dites-moi… quel sens voyez-vous à tout ça ?
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Entre nous :
Quelle est VOTRE vision du travail tel qu’il existe aujourd’hui ? Qu’en pensez-vous ?
Quel serait votre vision idéal de la vie professionnelle ?
Avez-vous la chance de pratiquer un métier qui vous passionne ? Racontez-nous !
Supportez-vous un métier qui ne vous correspond pas ? Comment le vivez-vous ?
Sur les conseils d’AnSo (en commentaire) « je vous propose de découvrir deux documentaires de Pierre Carles, Christophe Coello et Stéphane Goxe « Attention, Danger, Travail » et sa suite « Volem Rien Foutre Al Pais », « 2 films truffés de gens qui refusent de travailler (ou du moins de travailler comme on voudrait qu’ils le fassent) et qui cherchent des solutions alternatives. A voir, à revoir, à méditer et à diffuser ! » Si vous vous intéressez au sujet, vous découvrirez d’ailleurs qu’il existe pas mal de documentaires sur le travail et ses dangers, bon visionnement !
Vive la Mode… d’Occasion
20 juin 2010Lors d’un précédent article -L’Occasion, Arme Contre la Pollution Massive-, je vous parlais de l’importance écologique d’orienter notre consommation vers l’occasion. Aujourd’hui, je voudrais appréhender plus particulièrement la question des vêtements de seconde main pour vous donner l’envie de vous lancer (si ça n’est pas déjà fait).
Je réalise que pour nombre de gens le facteur le plus important lors d’un achat est bien sûr l’argent. Ca tombe bien, avec l’occasion l’économie est garantie, parfois même c’est gratuit, alors notre porte-monnaie est toujours gagnant!
Ensuite il y a le look, on a envie de vêtements qui nous ressemble, certains aime suivre les tendances, d’autres recherchent des fringues plutôt classiques, ayant de l’allure ou encore des pièces complètement originales. Et bien encore une fois, ça tombe bien, l’occasion représente probablement le plus grand choix de style dans un même point de vente, il y en a donc pour tous les goûts. Habits de marques, vêtements des décennies passées, créations d’anonymes, on trouve de tout et ça fait marcher l’imagination!
Enfin, il y a le facteur confort et qualité. De nombreuses personnes craignent la mauvaise qualité des vêtements d’occasion, pourtant bien qu’il faille toujours en vérifier soigneusement l’état, les affaires de seconde main sont bien souvent comme neuves. Il peu arriver que l’on trouve des défauts ou de petits trous, mais ils sont souvent réparables en quelques tours d’aiguille à coudre. Il faut réaliser que la plupart des gens abandonnent leurs affaires simplement parce qu’ils s’en lassent ou parce que la taille ne leur convient plus, ils peuvent en fait souvent être portés encore bien des années. De plus, ces personnes qui se débarrassent de leurs vêtements font partie des couches sociales les plus basses comme les plus hautes, ainsi on trouve régulièrement des vêtements de grande qualité.
Les différentes photos vous proposent des ensembles composés uniquement de vêtements de deuxième main (dons, achats d’occasion, créations à partir de vêtements abîmés…). Regardez-les à nouveau si vous le souhaitez. Comme vous avez pu le constater, les styles sont très variés et les vêtements sont de qualité, de plus, le coût total de ces 10 looks est inférieur à 50€. Alors, qui dis mieux?
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Entre nous :
Et vous quel est votre style?
Vos plus beaux atours sont-ils d’occasion? Dans le cas contraire qu’est ce qui vous rebute dans l’achat de vêtements de seconde main?
Vous arrive-t-il de donner ou de vendre des vêtements? Pour quelles raisons?
Quels sont les biens que vous achetez le plus volontiers d’occasion?
Habitude et Evolution
1 mai 2010L’habitude, un frein à l’évolution difficile à dépasser
La volonté principale de PIGUT étant de promouvoir un style de vie différent demandant bien entendu des bouleversements dans la réalité de tous les jours, il est essentiel ici de parler de la force de l’habitude. Car s’il est bien une entrave à l’évolution et aux changements, c’est l’habitude.
En effet, sur ce site, j’ai la volonté de proposer des idées positives à travers mes propres expériences afin de stimuler chez vous chers lecteurs l’envie de vous plonger dans votre propre recherche de changements constructifs. Il se peut que ce dessein aboutisse à ce que certaines personnes soient convaincues de l’intérêt des théories présentées ici. Pourtant dès lors que leur mise en pratique demandera une modification même minime du quotidien, elles sont très difficiles à adopter pour qui n’est pas préparé à surmonter le poids de l’habitude.
Faites entrer l’accusé :
De mes voyages, de mes observations, de mon apprentissage personnel, j’ai pu constater que l’être humain est une bête d’habitude. Il exerce des rituels appris pendant l’enfance, hérités de ses aïeux, fruits de sa culture, il respecte des coutumes dont il a oublié le sens, sans vraiment le réaliser.
Prenons pour exemple l’alimentation, acte primordial enseigné dès l’enfance qui porte bien les stigmates de l’éducation et la culture, on parle d’ailleurs régulièrement « d’habitudes alimentaires ». La plupart des indonésiens estime qu’un repas n’est pas complet sans un bol de riz, la majorité des français ne pourra se passer de ses tranches de pain pour déjeuner et le belge moyen de ses pommes-de-terre; on voit bien que tout est relatif. Pourtant il serait ardu de changer leur point de vue respectif sur le riz, le pain ou les patates. Leur faire admettre qu’ils pourraient se nourrir différemment et amorcer le changement dans leurs pratiques serait un travail de longue haleine, une tâche quasi vaine. Pourquoi? L’habitude est trop forte et devient la seule vérité possible et admissible!
L’habitude est probablement si fortement encrée parce qu’elle a le don fabuleux d’accroître le sentiment de sécurité (si cher à notre société). En effet, dans l’habitude tout est sous contrôle et ça c’est rassurant. De plus, lorsque l’on observe l’usage, il n’est pas nécessaire de réfléchir, c’est une dépense d’énergie en moins et ça en laisse plus pour les choses vraiment importantes comme le travail (si cher à notre société). Dans l’habitude, chaque chose, chaque être reste gentiment à sa place et tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes. Sauf qu’elle n’est pas toujours adaptée aux individus et au monde qui les entoure, voilà qui pose problème. Et les routines tenaces sont partout, pour les français, cela va de l’apéritif alcoolisé en fin de journée, aux vacances à la mer, en passant par les choix vestimentaires et le bol de céréales ou les éternelles tartines trempées dans le café le matin. Bonnes ou mauvaises, les habitudes ont la peau dure.
Restons en France et prenons des exemples de la vie de tous les jours. Lors de la dernière décennie, des initiatives de recyclage se sont mises en place et les sacs plastiques ont été progressivement retirés des caisses de supermarchés dans tout le pays. Belle avancée pour la lutte contre la pollution se disent certains. Mais aux prémices de ces changements beaucoup de citoyens étaient mécontents et aujourd’hui encore, pour beaucoup de gens, il est difficile d’accepter de trier ses déchets et d’apporter son sac personnel lorsque l’on fait ses courses. Pourquoi? Parce que ça n’entre pas dans le cadre de leurs rituels de vie, cela bouleverse leurs réconfortantes habitudes. Pourtant ces usages ne sont pas en accord avec l’environnement, mais peut importe, le droit à l’habitude est sacré, il en va de la liberté de chacun.
On voit qu’au fil du temps, les coutumes évoluent, néanmoins, il faut des années pour qu’une personne finisse par accepter une nouvelle façon d’agir ou de penser.
Pour continuer sur le sujet du recyclage, le compostage est de mon point de vue un geste facile. Il me semble très important de le pratiquer dès aujourd’hui car cela permet de réduire la quantité de résidus non recyclables entassés dans des décharges en créant au contraire de l’engrais naturel pour nourrir nos terres appauvries par l’agriculture intensive. On trouve de plus en plus de bacs à compost, même en ville, pourtant peu de gens se donnent la peine de mettre de côté leurs déchets organiques. Dans 5 ou 10 années (le temps d’entasser quelques dizaines de milliers de tonnes de déchets non réutilisables), le compostage sera peut-être entré dans les moeurs, mais pas trop vite, la nature peut souffrir en silence, l’habitude veille!
Finalement, il est intéressant de constater que lorsque les modes changent c’est souvent à force de suggestions répétées de l’Etat, d’entreprises ou d’une partie de la société. Les français mangent plus de fruits et légumes sous l’impulsion de matraquages publicitaires, les indonésiennes s’achètent des rasoirs sous l’influence de la société occidentale alors que les poils n’étaient jusque là pas un tabou… Mon point de vue est que les gens ne changent pas pour leur bien-être, ils ne modifient pas leurs us parce qu’ils ont constaté que ces derniers ne leur convenaient plus, non, ils échangent des habitudes imposées par d’autres habitudes imposées sans y réfléchir personnellement.
Ainsi la force de l’habitude est colossale et nous empêche de voir plus loin que notre petit horizon. N’hésitons pas à user de notre volonté pour lutter contre cette force pour inventer une société où les gens décideraient d’agir de façon éclairée en tenant compte uniquement de ce qui est bien pour eux-même et le monde qui les entoure. Alors à quand des modes de vie sains adaptés à chacun faisant cas de l’équilibre du reste de la planète? Je mentionnais tout à l’heure le droit à la liberté individuelle, où donc est-elle dans l’habitude irréfléchie? Quelle liberté a-t-on à se laisser dicter des assuétudes? Je laisserai cette question ouverte, en vous laissant… réfléchir.
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Entre nous :
Ressentez-vous que certaines de vos habitudes ou des idées ancrées par votre culture peuvent être un poids à votre évolution?
Est-ce qu’il y a des habitudes à la peau dure dont vous aimeriez vous débarrasser? Pourquoi voulez-vous les changer? Quel est le frein à ce changement?
Avez-vous déjà vécu l’expérience d’un combat contre des habitudes?








